Un afterwork pas comme les autres

Ce jeudi 6 juillet, 15 collaborateurs de D2SI sont rentrés chez eux les bras chargés de salades, radis, et diverses plantes aromatiques fraîchement cueillies. Pourtant, nous n’avons pas quitté Paris. Mais qu’avons-nous découvert lors de cet afterwork pas comme les autres ?

Article co-écrit avec Floriane Wendling

À deux pas du périphérique, dans le 20ème arrondissement, c’est un collège qui nous a ouvert ses portes. À notre grande surprise, une véritable ferme agricole, avec ses poules et ses “champs” de cultures variées, s’étend derrière les murs de béton.

Ni une ni deux, nous attrapons nos sécateurs pour couper le seigle doré, sous les derniers rayons de soleil. Avec entrain, Nadine nous explique l’ambition de son association Veni Verdi : nous sommes dans l’un des collèges qui a vu carottes, tomates et framboises envahir les toits et les cours de récréation. Le but ? Faire de l’agriculture dans les écoles parisiennes avec élèves et bénévoles.

Veni Verdi sait rassembler autour de son projet : au cours de notre visite des lieux, nous découvrons un amphithéâtre végétal construit par des salariés de Google, ainsi qu’un projet de mare, creusé par les parents d’élèves. Les élèves sont les plus engagés : ce sont eux qui choisissent leurs fruits et légumes, les plantent, et les récoltent pour leur famille.

Faire découvrir aux élèves la simplicité de se nourrir des produits de la terre est la fierté de l’association. Après leurs premières récoltes, certains ont même arrêté les fast foods ! Nous l’avons expérimenté aussi : les carottes cueillies ici sont bien meilleurs que celles du supermarché.

Cette visite était aussi l’occasion pour nous de tester des saveurs inédites : en plus du basilic, des mirabelles et des mûres, nous avons goûté des fleurs de poireaux, des feuilles de capucine, des feuilles d’huître, de la coriandre fraîche, et même de la menthe “after-eight” !

Après deux années d’effort, l’école est transformée. Le béton et la terre sèche ont laissé place à des espaces cultivés, où tout est utilisé, pour décorer, se nourrir, et même se faire des masques d’argile. Pour enrichir les sols, la drèche vient de la brasserie La Baleine, dont on a goûté les bières par la suite. Ceux qui ont participé à l’éco-chantier avec l’association La Sauge se souviennent que la drêche est le résidu de brassage, un engrais particulièrement efficace.

Toutes ces cultures ne nécessitent pas beaucoup d’entretien, et “la nature faisant bien les choses, chaque problème a une solution naturelle”, nous explique Nadine. Par exemple, nous retiendrons que la gousse d’ail fera fuir toutes chenille verte s’étant égarée dans vos plantations. Voilà donc son secret pour produire à foison dans un espace qui pouvait paraître “perdu”.

Alors que les poules se couchent, nous continuons à discuter en partageant des bières artisanales de Paris. Nadine nous raconte son histoire en enchaînant les anecdotes: ayant quitté le monde de la grande distribution, elle fait aujourd’hui pousser des tomates dans 20cm de terre sur les toits parisiens.

Notre esprit citadin a été chamboulé et nos préjugés cassés. Nous réalisons que dans un avenir proche nous pourrions manger local, même à Paris ! 60m2 suffisent pour nourrir une famille de 4 personnes, et pour cela, même pas besoin d’avoir la main verte.

Après cette soirée animée, nous repartons des idées plein la tête et les bras chargés de notre récolte. Nous avons aussi reçu quelques plantes, à faire pousser sur le bord de nos fenêtres, pour devenir à notre tour des agriculteurs urbains…

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