Itinéraire de consultant : IT et finance

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Quel parcours dans l’IT quand on est diplômé d’Ingénierie Financière ? L’exemple de Jonathan montre à quel point la finance est devenue un métier d’IT, et comment le métier de support en front office peut être formateur et permettre d’orienter sa carrière et son évolution de compétences.

Jonathan a rejoint D2SI après son parcours à l’Ecole Supérieure d’Ingénieur Leonard de Vinci, où il s’est spécialisé en Ingénierie Financière, et a acquis un master en Finance Quantitative. Entre logiciels de pricing, mathématiques financières et développement, le profil de Jonathan est à mi-chemin entre l’informatique et la finance.

La finance est-elle un métier d’IT ?

Aujourd’hui avoir des compétences en informatique est un très gros plus pour travailler dans la finance. Cependant certains se font une fausse idée du métier d’Ingénierie Financière, et imaginent devenir traders et gagner des millions après une formation en Finance. Or, après une spécialité en Ingénierie Financière, c’est l’informatique pour la finance qui offre le plus de débouchés en termes d’emploi.

Quel type de compétences demande ton métier ?

Connaître les bases de la finance de marché est essentiel, mais c’est en cours de mission que l’on acquiert le plus de connaissances pratiques et concrètes. C’est également vrai sur le plan technique : à l’issue de la formation, on est polyvalent, ni expert IT, ni expert finance. Durant ma mission, j’ai pu combler certaines lacunes que j’avais, en SQL par exemple. Ne pas être spécialisé en informatique ou en finance donne un côté “couteau suisse”…la double compétence est enrichissante.

Quel est le contexte de ta mission ?

C’est une mission orientée support front office sur un outil de tenue de position pour l’asset management. Cet outil est central pour les gérants. Assurer son support, c’est résoudre tous les problèmes qui peuvent survenir de façon à ce que les gérants et les autres équipes puissent continuer à travailler. Il y a également une partie développement, étant donné que l’outil est assez modulable. Nous avons la main sur pas mal de choses, et nous pouvons développer dans l’optique de créer de nouvelles fonctionnalités, d’améliorer l’existant ou de corriger des problèmes de façon pérenne. Après avoir acquis un peu d’expérience sur la mission, ainsi qu’une meilleure connaissance des processus et de l’asset management, j’ai également pu ajouter une dimension MOA à ma mission.

Que retiens-tu de cette expérience dans le support ?

C’est très formateur, et pour un ingénieur qui commence sa carrière, cela permet de savoir comment s’orienter. J’aime beaucoup le développement, mais est-ce que je vais en faire durant toute ma carrière, ou plus m’orienter sur du fonctionnel MOA ? Le support est une excellente façon d’apprendre sur les métiers que l’on aide au quotidien : la proximité avec les métiers permet un véritable échange.

Le front office est-il un milieu exigeant ?

Oui, quand tu es en support du front office, certains problèmes peuvent être urgents et très critiques. Quand il y a un souci de passage d’ordre, les conséquences financières peuvent être lourdes. On se doit alors d’être réactif et de répondre aux attentes des gérants dans les meilleurs temps possibles.

Etre réactif, cela signifie aussi anticiper ?

J’ai développé un outil de support pour l’équipe. C’est une application à part, et qui est automatisée. Elle effectue certains contrôles de façon à prévenir plus rapidement le support de certains points potentiellement critiques…avant qu’ils ne deviennent critiques. L’objectif est de ne plus subir et de pouvoir anticiper les problèmes lors du passage des ordres, mais également de ne plus perdre de temps à faire certains contrôles. Développer cette application sortait de mon champ de mission initial, mais cela m’a permis de travailler en C# et de relever un challenge technique intéressant.

Comment as-tu évolué depuis le début de ta mission ?

Je pense être monté en compétence au point de vue technique, et j’ai également appris de nouvelles choses dans le domaine de la finance. Après un an sur le support, je suis considéré comme senior sur ce sujet et cela se traduit également au niveau des sujets qui me sont confiés.

Dans un contexte plus global, comment vois-tu les apports de l’automatisation pour ton métier ?

Pour ce qui est du support, plus les systèmes seront automatisés, moins il y aura besoin de support front office. Ce n’est pas une mauvaise chose : un système qui n’a pas de problèmes, c’est un bon système ! J’espère en tous cas que d’ici quelques années, on aura besoin de moins de monde pour assurer le support d’un outil.

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