Comment automatiser son infrastructure IT ? Retour d’expérience et best practices

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Si l’automatisation de l’infrastructure du système d’information est un sujet stratégique pour les DSI, ce sujet est malgré tout relativement récent et soulève de nombreuses interrogations. Pour y répondre, D2SI Icelab a développé une formation unique en son genre, répondant à la fois aux enjeux techniques et organisationnels de l’automatisation.

La formation « Automatiser son infrastructure IT » est animée par Christophe Roux et Laurent Bernaille, également auteurs de l’ouvrage de référence « Automatiser son système d’information« . La particularité de cette formation tient autant à son format participatif qu’à la place qui y est accordée aux retours d’expérience. Un rapide tour de table en début de formation permet dans un premier temps d’évaluer les attentes de chacun des participants :

  • Avoir une vision de l’ensemble des processus d’automatisation du SI
  • Comprendre les implications en termes de transformation de l’organisation
  • Evaluer le retour sur investissement d’un projet d’automatisation
  • Recenser les principaux outils du marché
  • Mesurer les impacts sur l’organisation, du développement à la production
  • Identifier les points critiques

Dans un projet d’automatisation, se pose également la question des objectifs recherchés. Pourquoi automatise-t-on un système d’information ? On pense spontanément à la fiabilisation des processus (supprimer les erreurs), à la suppression des tâches les plus répétitives et l’accélération des rythmes de production : en un mot, l’industrialisation. Pour certains participants, automatiser suppose également de pouvoir changer rapidement ; or, tous les projets d’automatisation ne sont pas nécessairement menés dans une optique agile. Penser un projet d’automatisation de façon agile suppose de le concevoir de façon modulaire.  Autre question soulevée, et qui impacte la façon dont le projet sera mené : l’automatisation vise-t-elle à répondre aux attentes des équipes métiers ou des équipes techniques ? Le retour sur investissement n’est pas le même suivant que l’on soit dans un cas ou dans l’autre.

Automatiser son infrastructure IT, pour quoi faire ?

On distingue deux grandes familles d’automatisation de tâches :

  • les tâches qui sont faites souvent : on traite le volume
  • les tâches qui ne sont pas faites souvent : on améliore la fiabilité

Dans les deux cas, les enjeux sont critiques. Laurent Bernaille cite ainsi l’exemple d’une production générant près de 10 000 alertes par mois. Sans automatisation, ce sont alors 10 000 tickets générés, et donc autant de temps perdu à les traiter. Non seulement cela remet en cause la crédibilité de la production, mais les ressources ne sont pas valorisées. Moins il y a de taches basiques à traiter, plus il y a de temps pour la réflexion.

Par ailleurs, la complexité est croissante. Et dans le cas de processus complexes (par exemple, dans le déploiement applicatif), il faut se poser la question des conséquences d’une interruption de service. Au contraire, l’infrastructure devrait aujourd’hui être vue comme un facilitateur.

Quels sont les freins rencontrés lors d’un projet d’automatisation IT ?

  • « Je vais le faire manuellement, ça ira plus vite »
  • « J’ai déjà un script »
  • « Ca ne prend que 2 minutes »
  • « C’est trop complexe pour être automatisable »
  • « Et si l’automate s’emballe ? »
  • « Que devient mon travail ? »

Comme on le constate, les freins individuels ou collectifs sont nombreux, d’où l’importance de mener un projet d’automatisation avec un véritable accompagnement pédagogique.

L’automatisation, une démarche DevOps ?

Pourquoi les applications répondent mal aux besoins métiers ? Les cycles de développement sont longs, les spécifications peu claires et le marché évolue rapidement. Trop souvent, les processus de développement sont inefficaces, l’intégration difficile et beaucoup de temps est perdu à moins d’avoir adopté le Continuous Delivery. Dans une optique DevOps, il est essentiel d’aligner les objectifs sur les besoins métiers, ce qui suppose d’être agile, de pouvoir innover, de délivrer rapidement…et donc d’automatiser le déploiement.

Des différents types d’automatisation

Parmi les processus plus ou moins complexes qui sont automatisables, on peut citer les demandes de service. Cela permet de supprimer les files d’attente, et de gagner en rapidité, fiabilité et d’éliminer les erreurs. Pour l’équipe qui automatise le traitement des demandes, le bénéfice est évident et visible : le service rendu aux autres équipes gagne en qualité et en réactivité. Mais il est tout aussi important, si ce n’est plus, d’automatiser les tâches de maintenance et d’amélioration continue. Cette automatisation permet de gagner en volume et en productivité. Comme il n’est pas possible d’automatiser toutes les tâches d’un coup, il faut arbitrer entre fréquence, criticité, complexité…et visibilité des tâches automatisables. Quelles sont les activités qui prennent le plus de temps ? Quelles sont les plus critiques ? Quelles sont celles qui comportent le plus de risques d’erreur ? Voici quelques-unes des questions à se poser lorsqu’on veut automatiser son infrastructure IT.

Automatisation, Infrastructure as a Service, voire Everything as a Service (où tous les composants sont fournis en tant que services indépendants et automatisés)…pour approfondir tous ces sujets, inscrivez-vous à la prochaine session de cette formation :

Prochaine session le 18 février – Inscriptions

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