Itinéraire de consultant : le métier de l’automatisation

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Crédit photo : Opensourceway

D2SI_Blog_Image_Itineraire_Automatisation_Francois-2François Gouteroux a commencé son parcours dans l’informatique par un Bac STG option Informatique de gestion, qui lui a donné un aperçu généraliste sur le réseau, le développement, et la gestion de projet. Dès son BTS Administrateur réseau, il opte pour l’alternance.

Convaincu de la nécessité d’être en contact régulier avec des professionnels, François effectue tout son parcours en alternance, de la Licence Pro au Master Sécurité et Réseau. A la fin de ses études, il rejoint D2SI.

Quel a été ton parcours depuis ton arrivée chez D2SI ?

J’ai été engagé pour travailler sur l’automatisation et le cloud. Après une formation en interne sur HP OO, j’ai directement enchaîné sur une première mission d’automatisation. C’était un challenge, car j’avais découvert HP OO dans le cadre de la formation. Mais travailler sur un projet concret de cloud privé avec redistribution de services a été une excellente mise en pratique, qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses.

Après cette mission, j’ai pu faire un peu de veille sur OpenStack : j’ai testé l’outil sur le laboratoire de D2SI et j’ai réalisé un comparatif. J’ai ensuite enchaîné sur une mission de plusieurs mois, sur du cloud privé et HP OO. J’y ai abordé de nouvelles notions comme les API. Une partie de cette mission consistait à conseiller le client sur le fonctionnement d’HP OO et la gestion des scripts.

Mais j’ai aussi pu sensibiliser sur l’existence d’API permettant d’automatiser plus facilement les logiciels et les produits. Par exemple, prenons le cas d’un gestionnaire de DNS : il faut faire évoluer les scripts régulièrement, tout reprendre à chaque changement…Utiliser une API permet dans ce cas d’automatiser l’ajout d’entrées DNS. C’est un concept nouveau, qu’il faut intégrer, mais au final c’est plus simple à gérer, plus évolutif. J’ai apprécié de pouvoir transmettre mon savoir sur le sujet, d’autant plus que le client a bien adopté le concept des API sur l’automatisation.

Tu as ensuite pu approfondir ta connaissance d’OpenStack ?

Oui, j’ai travaillé sur un Proof of Concept sur OpenStack. Tout le monde en parle, mais personne ne franchit le pas pour vraiment tester cette technologie open source et évaluer son intérêt. C’était aussi l’occasion d’acquérir de nouvelles compétences. L’objectif était de faire fonctionner OpenStack sur un environnement VMWare. Concilier ces deux technologies, c’était un challenge, mais un contexte passionnant.

Quelle est ta mission actuelle ?

J’interviens actuellement chez un client qui utilise Puppet depuis un certain temps et souhaite migrer toute sa plateforme de développement et de test. Il s’agit donc de gérer dans cette optique tous les modules Puppet, toutes les applications à déployer et packages de base. En résumé, faire tout ce qui est nécessaire pour disposer d’une première base de serveurs, configurés et exploitables. Par exemple, cela implique de déployer des clés SSH pour pouvoir se connecter de façon sécurisée. Il y a également une partie applicative : chacun des serveurs se voit attribuer un rôle qui contient des profils ; par exemple, un profil Apache est associé au rôle de Web server. Tout l’existant des paquets Puppet doit donc être réintégré au mieux, puis personnalisé. Dans la mesure du possible, les modules doivent également être améliorés.

C’est un projet qui t’intéresse du point de vue technique ?

Oui, c’est pour moi l’occasion de replonger dans Git que je n’ai pas utilisé très souvent, et de découvrir plus en profondeur Puppet, dont je connaissais les bases. C’est un bon challenge, motivant : je préfère intervenir chez un client où il y a un défi technique à relever plutôt que d’être en toute confiance.

Travailler sur l’automatisation demande des qualités spécifiques ?

Avant tout, il faut être motivé par la technologie et cela suppose une bonne dose de curiosité. Mieux vaut ne pas avoir peur du challenge, parce que dans ce milieu tout évolue très vite. On ne peut pas se reposer sur ses acquis et se focaliser sur une seule technologie. Prenons l’exemple de Puppet, entre comprendre ses bases et identifier les meilleures pratiques, il y a beaucoup de travail. En fonction de ce que l’on recherche, il y a de nombreuses façons de faire et il faut trouver la meilleure qui permette d’y arriver. Cela demande de mener une veille active, de chaque jour se renseigner sur ce qui se pratique ou non, mais également de surveiller certaines technologies qui ne suscitent pas l’intérêt général. Il faut rester ouvert et suivre leur évolution, on ne sait jamais. Enfin, travailler dans l’automatisation demande beaucoup de rigueur et une bonne capacité à s’organiser : si on ne fait pas les choses bien dès le départ, on perd du temps par la suite.

Comment tu vois l’évolution du métier de l’automatisation ?

L’automatisation prendra à terme une place de plus en plus importante. On le voit avec l’arrivée de nouveaux outils comme OpenStack permettant d’automatiser certains processus sur la création de machines virtuelles, ou Puppet qui automatise la descente de packages…L’automatisation permet d’accélérer les projets et les mises en production, et le gain de temps est tel que de plus en plus de technologies s’ouvrent sur le sujet. Qu’il s’agisse d’infrastructure ou d’applications, l’automatisation répond à un réel besoin d’accélérer les processus. C’est aussi une façon de travailler différente, où on essaie de ne plus travailler avec des scripts non évolutifs. Ne pas saisir la perche aujourd’hui, c’est risquer de manquer pas mal d’opportunités dans le futur.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune diplômé souhaitant évoluer vers l’automatisation?

Etre en veille permanente, développer sa curiosité. Mais surtout ne pas hésiter à essayer les différentes technologies, à prendre des risques et à se lancer. Il ne suffit pas de simplement se renseigner sur les technologies, faire des études ou lire dans articles : il faut mettre la main à la pâte, tester les outils, se faire une opinion et comparer. Bien sûr, il ne faut pas laisser de côté les technologies qui sont déjà bien en place, mais pour suivre l’automatisation, il faut vraiment être à la pointe de l’innovation.

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