Itinéraire de consultant : le métier du middleware

Blog_D2SI_Image_Itineraire_Middleware_CyrielleCamanes-4Après un DUT en informatique, Cyrielle se spécialise en sécurité (Licence professionnelle), avant d’acquérir un Master II en Ingénierie réseau et Système d’information.  Lors de son parcours en apprentissage, elle a  évolué du support niveau 1 vers l’administration système et réseau et la sécurité. Cyrielle a rejoint l’équipe Middleware à la Société Générale il y a deux ans.

 

Peux-tu décrire ta mission dans l’équipe Middleware ?

Nous travaillons sur trois technologies : Tibco Rendezvous, Tibco EMS et Nirvana. Il s’agit de gérer la production, les maintenances et de faire évoluer l’infrastructure : les applications utilisent notre infrastructure pour communiquer entre elles. Le middleware fait l’intermédiaire entre les couches hautes et basses. Nous communiquons aussi bien avec les équipes applicatives qu’avec celles du réseau et du système. Notre bonne connaissance de l’écosystème et notre expertise des technologies nous permet d’être intégrés sur les projets, pour prévenir les problèmes éventuels ou envisager d’autres actions.

Travailler dans le Middleware demande d’avoir une vision d’ensemble ?

Le middleware est lié à tout : système, réseaux, applications. Pour pouvoir avancer, il faut en effet avoir une vision d’ensemble et savoir tout ce qui se passe. C’est pour cette raison que j’ai accepté cette mission, cela me permet d’aborder de nombreux sujets, même si on ne les approfondit pas. Par exemple, on ne configure pas de switchs, mais nous devons savoir comment cela fonctionne. C’est une forme de culture générale de l’informatique très poussée.  Il faut par ailleurs savoir communiquer avec des métiers et des cultures différentes et s’adapter en fonction de l’interlocuteur, c’est ce qui est enrichissant.

Comment ta mission a-t-elle évolué ?

Au départ, je ne connaissais pas du tout le monde du middleware. J’ai découvert beaucoup de choses d’un point de vue purement technique ; en effet, il n’y a pas de composante métier dans le middleware. J’ai monté en compétence, mais je fais encore du support de production parce que c’est ce qui permet de comprendre l’écosystème et d’évoluer. Cela me permet de rencontrer différentes problématiques techniques et fonctionnelles pour mieux anticiper lors des projets. J’ai aussi appris à mieux communiquer et à comprendre les attentes de chaque partie : comme le middleware fait le lien entre chaque niveau, il est important de faire en sorte que chacun se comprenne. C’est un métier très complet.

Quels sont selon toi les enjeux à venir pour le middleware ?

Les équipes Middleware sont appelées à grandir. Le contexte sera enrichissant : les contraintes du métier sont de plus en plus importantes. Et puis l’évolution rapide des technologies et des offres oblige à garder les pieds sur terre. Avant de changer de solution technique, il faut considérer toutes les implications sur le long terme, comme de redévelopper les applications et de mettre en place un support spécifique.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune diplômé souhaitant évoluer vers ce métier ?

Une très bonne culture générale informatique est nécessaire ; il ne faut pas tout connaître en détail, mais savoir ce qui existe et comment ça fonctionne globalement. Il faut s’appuyer sur des bases solides, et avoir des compétences en communication pour faire circuler l’information. Enfin, dans ce métier la curiosité est une vraie qualité : c’est la curiosité qui permet de passer aux sujets intéressants, au-delà du support niveau 2. Cela demande une démarche volontaire et pas mal d’autonomie, il faut avoir la capacité d’apprendre par soi-même. Il ne faut pas se contenter du suivi et de la formation, il s’agit d’être moteur et d’aller au-devant des problématiques.

En dehors de ta mission, tu travailles aussi sur des projets chez D2SI ?

Oui, j’apprécie de pouvoir travailler sur d’autres projets comme sur l’infrastructure interne. Ce qui me plaît, c’est de pouvoir prendre un peu de distance par rapport à mon quotidien et de travailler sur des sujets très différents de mon métier de base. Je ne suis pas confinée à ma fonction, je peux découvrir le monde de la virtualisation comme de l’automatisation, et cela me donne beaucoup de possibilités de mobilité.

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