Les enjeux de l’IT en banque de financement et d’investissement

Nos experts travaillent auprès des métiers des Banques de Financement et d’Investissement, dans la formalisation et la conduite de projets d’évolution qui font de l’IT un avantage concurrentiel. Ils accompagnent nos clients pour assurer l’interface entre le métier et l’IT, coordonner l’organisation des projets, ou encore développer et manager les stratégies de test.

Pierre-Yves Thomassery, leader du pôle d’expertise MOA/Finance

D2SI_Blog_Image_IT_Finance_ThomasseryAprès une formation d’ingénieur à l’ENSIMAG et un master en finance, Pierre-Yves a effectué son stage de fin d’études en maîtrise d’ouvrage Commodities à la Société Générale. Il a ensuite choisi de rejoindre D2SI, dont il appréciait l’état d’esprit et la démarche d’éco-responsabilité. Aujourd’hui, il travaille chez Natixis sur des projets d’évolution du SI pour soutenir les métiers, en tant que MOA sur une plateforme de trading électronique Forex.

Quels sont les enjeux de la démarche d’Innovation Responsable par rapport à ton activité de maîtrise d’ouvrage ?

Nous avons beaucoup à gagner en prenant en compte de manière plus systématique la notion d’écoconception dans nos projets. Au-delà des économies d’énergie potentielles, l’écoconception doit permettre de créer des applications plus robustes et plus faciles à maintenir et à faire évoluer.

Toutefois, il me semble que les gains les plus tangibles qui peuvent découler de cette démarche d’Innovation Responsable sont au niveau humain et économique, tant au niveau du bien-être des collaborateurs qu’en termes de productivité. Les méthodologies Agiles, notamment, permettent aux équipes de travailler plus efficacement et de coller au plus près au besoin du client, tout en subissant moins de stress et de pressions négatives. D’ailleurs, nous devons souvent faire l’interface entre les besoins du business et les contraintes techniques de la structure informatique permettant d’y répondre.

La sensibilisation de nos collaborateurs à la démarche DevOps me paraît donc importante, afin de passer plus rapidement et plus harmonieusement de l’expression du besoin à la mise en œuvre d’une solution, et de diminuer ainsi le time-to-market. D’une manière générale, tout ce qui permet de travailler en bonne intelligence, et dans des conditions de respect mutuel, est bon à prendre.

As-tu déjà eu l’occasion de mettre en oeuvre ces bonnes pratiques ?

J’ai travaillé à plusieurs reprises dans des équipes en mode Agile, et cela permet réellement de produire plus, à la fois quantitativement et qualitativement. Malheureusement, l’adoption à grande échelle de cette pratique ne pourra pas se faire en un jour, car cela implique un changement en profondeur des organisations et méthodes de travail, ce qui peut être mal accepté par les collaborateurs si c’est imposé par le haut.

D’autre part, sur une de mes missions précédentes à la Société Générale, j’ai travaillé sur la mise en place d’une équipe de tests délocalisée en Inde. Plutôt que de leur demander de faire bêtement un travail de « presse-boutons », comme cela peut souvent être le cas, nous avons préféré travailler en bonne intelligence avec cette nouvelle équipe locale. En leur donnant des cours de finance basiques, et en leur expliquant le pourquoi des tests qu’ils devaient effectuer, nous avons pu impliquer beaucoup plus fortement ces collaborateurs dans la réussite de leurs projets. Concrètement, le turnover a été divisé par deux approximativement par rapport aux autres équipes indiennes de la Société Générale, tout en générant un niveau de satisfaction bien supérieur pour les équipes parisiennes qui bénéficient de leurs services.

Selon toi, comment évoluera le métier de MOA dans les années à venir ?

Avec la généralisation des nouvelles méthodologies de travail, je pense que le métier de MOA tel qu’on le connaît actuellement est très probablement voué à disparaître. En effet, il semble plus pertinent aujourd’hui de passer par des petites équipes combinant la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, qui puissent travailler ensemble en mode Agile sur les projets. Ce mode d’organisation est bénéfique à plusieurs niveaux, puisqu’il évite les clivages potentiels entre les différents centres d’expertise, et favorise une synergie des différents acteurs autour du projet tout en les rapprochant du métier. Les MOA devront s’ouvrir aux autres intervenants pour réussir dans ce modèle plus collaboratif, plus technique, et plus transverse.

Pour préparer ces évolutions, notre démarche de Knowledge Management est clé. Par exemple, D2SI souhaite former plus systématiquement ses collaborateurs aux méthodes Agiles. Nous voulons également sensibiliser l’ensemble de nos consultants à la philosophie DevOps et les encourager à l’adopter, afin d’améliorer la collaboration entre MOA, MOE et équipes d’infrastructure. Enfin, nous essayons d’établir des méthodologies internes transverses, pour la gestion de projets par exemple.

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