Enjeux et perspectives d’avenir du développement applicatif

Nos développeurs ont pour mission d’utiliser leurs capacités d’innovation et de créativité pour réaliser des applications toujours plus fiables, rapides et réactives. L’expertise de D2SI repose notamment sur la maîtrise des langages de développement, des techniques d’optimisation de code, et sur la pratique de méthodes modernes de développement orientées client.

Clément Cunin, Consultant expert Java

d2si_blog_image_it_finance_clement_cunin2.jpgAprès un DESS en génie logiciel, puis un premier poste chez un éditeur de logiciel dans le milieu médical, Clément a travaillé sur différents projets de création et de transformation d’applications dans le monde de la banque.

Il a rejoint D2SI en octobre 2012, séduit par sa démarche de Knowledge Management. Il travaille actuellement sur une application de gestion chez BNP Paribas CIB.

Quels sont les enjeux de la démarche d’Innovation Responsable par rapport à ton activité de développeur ?

Le monde de l’informatique évolue extrêmement rapidement : à la fin de mes études, il y a 10 ans, la virtualisation était encore balbutiante et le Cloud inconnu, les processeurs n’avaient qu’un seul cœur, et on n’avait ni smartphones ni tablettes. Ces nouvelles technologies nous obligent à remettre en question nos outils et nos méthodes de travail, il est donc indispensable pour un développeur d’effectuer une veille technologique permanente. Je pense que le programme d’Innovation Responsable de D2SI, en encourageant cette démarche et en favorisant la prise en compte par les consultants des aspects écologiques et sociaux de leur travail, contribuera à faire croître la compétence et la réputation de nos développeurs.

En quoi l’écoconception logicielle s’inscrit-elle dans cette démarche ?

En intégrant des notions d’écoconception logicielle et en maitrisant la dette technique[1] des projets de nos clients, nous contribuons à livrer des applications plus performantes et plus faciles à maintenir. Prioriser la qualité logicielle d’un projet nécessite un investissement initial, mais grâce à la diminution des coûts de maintenance et d’évolution, cela peut s’avérer très profitable par la suite. La facilité d’évolution du logiciel pourra également favoriser l’innovation, permettant plus de réactivité face aux changements du besoin client. Or, aujourd’hui, il n’est pas toujours simple de faire accepter cette vision long-terme aux commanditaires d’une application. Pour cette raison, nous souhaitons pouvoir proposer à nos clients des métriques permettant d’évaluer l’ensemble des gains, y compris financiers, qui peuvent découler d’une qualité logicielle maîtrisée.

Enfin, la démarche DevOps me paraît très importante : en améliorant la communication et la collaboration entre développeurs et opérationnels, les équipes tendront naturellement vers des cycles de développement et de mise en production plus courts, et moins conflictuels. Elles pourront gagner en efficacité et en réactivité, en réduisant les délais entre l’expression d’un besoin et la mise en œuvre d’une solution. Toutefois, il n’est pas toujours évident de faire évoluer les mentalités et les méthodes de travail, beaucoup d’entreprises ayant depuis longtemps une organisation en silos. D2SI a donc de nombreux défis à relever dans ce domaine : auprès de nos clients et de leurs équipes, nous aurons besoin de démontrer l’efficacité de cette démarche encore assez nouvelle, tandis qu’en interne nous devrons y former nos consultants.
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[1] Dette technique : « ce qu’on ne fait pas, ou mal, aujourd’hui, et qu’on devra faire plus tard à un coût plus élevé »

As-tu déjà eu l’occasion de mettre en oeuvre ces bonnes pratiques ?

En effet : en utilisant les bons outils, en appliquant quelques règles et un peu de bon sens sur le code d’une application existante, j’ai pu en réduire grandement la complexité. Cette méthodologie a permis de diviser le nombre de lignes de code par deux, pour passer de 15000 lignes à 7500 environ, tout en ajoutant aisément de nouvelles fonctionnalités réclamées par les utilisateurs. Cela m’a également permis d’identifier et de corriger plusieurs bugs avant la livraison de l’application aux utilisateurs, sachant qu’on estime généralement que la correction d’un défaut logiciel prend de 10 à 100 fois moins de temps lors de la phase de développement que lorsqu’une application est en production.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour le développement applicatif ?

En ce qui concerne le développement logiciel, il me semble que l’Innovation Responsable est un enjeu clé pour les années à venir. Il y a eu de grandes avancées au niveau de la qualité logicielle ces dernières années, avec la mise en place aujourd’hui quasi-systématique de systèmes de bug-tracking, de programmes de tests, et d’outils d’intégration continue. Je pense que la prochaine grande étape pour améliorer la qualité viendra de la maîtrise de la dette technique. On cherchera à réduire la dette technique en amont grâce à l’application de bonnes pratiques, et à vérifier les progrès effectués avec des outils comme Sonar et la méthodologie SQALE.

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